Cine-emotions

[SEANCE DE RATTRAPAGE] : Winter in Wartime (2010)

Lancé directement en DTV, ce film néerlandais avait pourtant de quoi plaire au public du grand écran. Finalement il passera pour un basique téléfilm. Un mal ?




Pendant la Deuxième Guerre mondiale, Michiel, âgé de 14 ans, rentre dans la Résistance, contre l'avis de son père, après avoir apporté son aide à un soldat britannique blessé. Au risque de sa vie et de celle des membres de sa famille, il va tout faire pour sauver ce soldat mais la présence de ce dernier va provoquer une suite d'événements inattendus...



Les Pays-Bas ont comme beaucoup de pays cultivé l'esprit de la Résistance et l'hommage qui lui a été fait. Loin de la célèbre histoire d'Anne Frank, jeune fille juive de nationalité allemande qui s'était réfugiée à Amsterdam avec sa famille et quatre amis pour fuir la police nazi et la déportation, avant de finalement mourir à Bergen-Belsen. Rare mais efficace, les réalisateurs néerlandais aiment à toucher à l'Histoire du pays. Ainsi en 2006, Paul Verhoeven faisait son retour et signait Black Book, sur une actrice qui s'engage dans la Résistance. Son statut de grand réalisateur aidant, le film obtient un certain succès en salle. Ce n'est pas le cas de Martin Koolhoven, réalisateur totalement inconnu hors de son pays. Pourtant il aurait tout à gagner si des distributeurs pouvaient avoir le cran de lui laisser une chance dans quelques salles obscures. Avec Winter in Wartime, on se dit qu'ils ont raté cette belle occasion. Car le film, outre son sujet apparemment facile, livre une belle histoire, servie des acteurs très justes. La mise en scène de Koolhoven reste très froide, autant que les décors qui servent à l'action. Point fort du film, son travail de cadrage donne une certaine identité, une noirceur qui est brisée par la chaleur ensuite du logis d'une famille socialement aisée. La facilité tient pourtant ce scénario assez simpliste nous dira-t-on et souffre d'un côté un peu trop prévisible (malgré une surprise notable) et racoleuse. L'atout charme c'est l'enfant, à savoir ici Michiel (Martijn Lakemeier) assez prenant dans son jeu. Dommage que la psychologie ne soit pas assez poussée à l'image d'un scénario qui aurait pu être écrit par n'importe qui, mais le talent de Martin Koolhoven rattrape l'ensemble pour servir un film largement regardable, qui gagne en rythme sur son final.


NOTE : 11.5 / 20




13/06/2011
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