Cine-emotions

Scott Pilgrim vs. the world... and vs. the girl.

Après  Hot Fuzz, Edgar Wright revient avec une comédie ayant pour croisement une aventure fantastique et le film de gamers.

 

Scott Pilgrim est un jeune homme comme les autres, il n'a jamais eu de problème pour se trouver une petite amie, mais lorsqu'il faut s'en séparer cela devient tout de suite plus compliqué. Surtout quand il rencontre la belle Ramona, à partir de ce moment là, Scott va être confronté à la ligue des ex, c'est à dire que les ex contrôlent la vie amoureuse de Ramona et sont prêts à tout pour éliminer le nouveau prétendant. À mesure que Scott se rapproche de Ramona, il fait face à une palette grandissante d'individus patibulaires qui peuplent le passé de sa dulcinée : du mesquin skateur à la rock star végétarienne en passant par une affreuse paire de jumeaux. Et s'il espère séduire l'amour de sa vie, il doit triompher de chacun d'eux avant que la partie soit bel et bien « over ».

 

Scott pilgrim est un mélange de Kick-Ass (le film) et de Tekken (le jeu vidéo). Tout le scénario est basé sur ce mélange. Scott passe du gentil jeune homme sans histoire, au super héros qui bousille tous les ex maléfiques de Ramona. Michael Cera  (Scott Pilgrim) est un acteur fait pour ce genre de rôle. Il a tout a fait le physique (grand avec une silhouette allongée, une posture avachie) enfin un physique de geek fan de packman. Scott Pilgrim pourrait être le début d'un aboutissement pour Michael Cera, maintenant qu'Hollywood lui fait les yeux doux. Son petit physique de puceau tout gentillet l'a porté dans SuperGrave ou L'an 1 : des débuts difficiles (aux côtés de Jack Black, ça forge), mais surtout face à Ellen Page dans Juno où il révèle une douce sensibilité. Quant à Mary Elizabeth Winstead (Ramona) elle aussi joue son rôle sans plus n'y moins, je n'ai pas eut plus d'attache pour son personnage que cela. C'est une habituée, puisqu'on la retrouve sous la houlette du fou-furieux Quentin Tarantino dans Boulevard de la Mort. Face à lui, Scott Pilgrim doit faire face à la horde des ex de Ramona et notamment le plus dangereux, Gideon Graves drôlement interprété par Jason Schwartzman qui revient à la source puisqu'il avait évolué dans la peau d'un mec prêt à tout pour coucher avec la fille de ses rêves dans le teen movie Slackers.



La musique est la seule chose que l'on peut apprécier à sa juste valeur sans avoir à la dénigrer à un moment ou un autre. Elle concordait vraiment avec chaque moment du film, c'est elle qui rythmait tout le film lui évitant le gouffre de l'ennui. Derrière son petit aspect jovial, Scott Pilgrim est avant tout un divertissement pour le public, un hommage déguisé que les fans sauront apprécier. Edgar Wright rend ainsi hommage aux comics, sans oublier ces héros des jeux de combats (histoire de combler le bon geek de base), le tout avec humour et second degrés. Car c'est bien de ce dernier élément qu'il faut être doté si on veut apprécier le film dans sa longueur. Le reste du public (un peu comme moi) peut rester sur le quai s'ils n'ont pas réussi à choper le bon wagon.

 

 

Note : 12.5




SCOTT PILGRIM : BANDE-ANNONCE VF
envoyé par baryla. - Court métrage, documentaire et bande annonce.



Par Laura Gautier


07/12/2010
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