Cine-emotions

Sanctum 3D : plongée dans les entrailles de la Terre.

Avec le nom de James Cameron, l'aventure Sanctum veut amener le spectateur dans les entrailles inconnues de notre terre. Et en 3D si possible.





Plongeur expert, Frank McGuire se lance dans l’exploration à haut risque des grottes immergées d’Esa’ala, dans le Pacifique sud. Il emmène avec lui entre autres son fils de dix-sept ans, Josh, et le milliardaire Carl Hurley, qui finance l’expédition. L’équipe s’engage dans le plus vaste, le plus mystérieux et le plus inaccessible des réseaux de grottes du monde. Lorsqu’une tempête tropicale s’abat sur la zone, ils sont obligés de s’enfoncer dans le labyrinthe sous-marin pour lui échapper. Désormais perdus dans un décor incroyable, ils doivent absolument trouver une issue avant qu’il ne soit trop tard. Ce monde inconnu ne leur pardonnera aucune erreur…


De nos jours, on fait de la publicité au cinéma avec tout et n'importe quoi à la fois. Sanctum est un exemple assez typique, du film qui veut flirter sur la vague des grands succès d'un réalisateur, tout simplement parce que celui-ci en est le producteur exécutif. En effet, James Cameron, le réalisateur adulé par la planète ciné, qui a livre les deux œuvres magistrales aux succès incontrôlables que sont Titanic et Avatar. Pas étonnant de retrouver d'ailleurs Cameron dans ce projet, puisqu'il s'agit bien là d'une passion. Autant le réalisateur s'enthousiasme avec des fantasmes de conquête de l'espace comme jamais vu auparavant, autant il est capable de nous emmener dans ce notre Terre cache de plus précieux et aussi de plus mystérieux, l'exemple en était Abyss. Sanctum nous plonge cette fois-ci dans une caverne dans le dernier endroit du monde encore sauvage et où peu d'humains ont été. Derrière le côté naturel du film, le scénario nous concocte une petite aventure pimentée, avec un guide de survie en caverne pour les nuls. Réjouissant !




Sanctum est donc un divertissement avant toute chose. Pas de discours réellement pro-environnementale, le film n'a pas assez de portée pour cela. Pourtant le film arrive quand même à nous emmener dans son voyage avec plus sensationnel qu'un Ushuaïa Nature. La 3D s'invite en élément d'esthétisme qui parfois prend son sens lorsqu'il s'agit de profondeurs et de relief, et il faut bien dire que cette énorme caverne en regorgent. La grosse déception vient donc du fait que le film manque de profondeur, mais cette fois-ci scénaristique. Les grandes tirades du film de héros, prévisible comme à l'habitude, rien de réellement surprenant là-dedans. De même, l'acteur principal, un dénommé Rhys Wakefield (qui a joué dans l'inconnu Broken Field), n'est rien d'autre qu'une marionnette, beau gosse surfeur qui ne nous donne aucune émotion, si ce n'est celle de se boucher les oreilles quand il parle. Un signe peut-être qu'il faut bien préféré l'action et la beauté du lieu dans Sanctum plutôt qu'une réelle histoire avec des vrais acteurs. Un peu comme Cameron d'ailleurs.


NOTE : 11.5 / 20




26/02/2011
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