Cine-emotions

Poupoupidou : "It wanna be loved by you"

Proclamé assez rapidement comme le coup de cœur de la presse cette semaine au profit du Fils à Jo, Poupoupidou s'avère être un polar simple et entraînant.



Il est parisien et l’auteur de polars à succès. Elle est l’effigie blonde du fromage Belle de Jura, la star de toute la Franche-Comté, persuadée qu’elle était, dans une autre vie, Marilyn Monroe... Quand ils vont se rencontrer à Mouthe, la ville la plus froide de France, lui est en panne totale d’inspiration et elle déjà morte. « Suicide probable aux somnifères » conclue la gendarmerie. David Rousseau n’y croit pas. En enquêtant sur le passé de Candice Lecoeur, il est sûr de tenir l’inspiration pour un nouveau roman...


Au cinéma, on vend des films que l'on définit dans des genres qui justement sont plus ou moins vendeurs. Celui de la comédie en France est, comme on le sait tous, un bon moyen de vendre le film, surtout s'il paraît original, intéressant, mais surtout tous publics, et drôle ! Poupoupidou est donc de ces films (en théorie) dont l'aspect comédie est mis en avant. Publicité mensongère pourrions-nous dire ! En effet s'il y a bien une chose que l'on peut reprocher à Poupoupidou, c'est cette tendance à vouloir dire que c'est un film comique alors qu'en fait, il n'en est rien. Le film de Gérald Hustache Mathieu (dont c'est le deuxième long après Avril en 2006) est bien plus un policier pas franchement déguisé, qui assume son petit charme polaire, une histoire de meurtre maquillée en suicide façon Agatha Christie, mais toute aussi passionnante et agréable à suivre. La comédie, on cherche toujours, puisque les répliques ou situations « supposées » être comiques semblent quelques peu absentes, le film ne nous arrachant pas plus de sourires qu'un simple polar assumé.




En revanche, le film dispose d'autres qualités toutes aussi importantes, et qui semblent aisément justifier tout le bien que l'on dit de lui. On peut évoquer les qualités scénaristiques du film, cette écriture simple et limpide, parfois même excellente lorsque par exemple le spectateur écoute les journaux intimes de Candice en voix-off. A l'intérieur de ces monologues littéraires, on retrouve des belles notions, symbole d'un mélange efficace. Tout d'abord, la référence constante à Marilyn Monroe (d'où le titre du film), mais sans jamais tomber dans la parodie ou pâle copie de l'actrice. En revanche, le réalisateur s'est appuyé sur l'histoire de la star pour en faire une sorte d'intrigue au film. Il a confié le rôle à son actrice fétiche, la non moins charmante Sophie Quinton. Outre cet aspect glamour qui embellit le film par moment, on retrouve les thèmes de la quête d'identité (Candice est deux personnages en même temps, ayant une histoire totalement différente) ou encore le complexe social (une star local qui pourtant à tous les attributs pailletés d'une grande vedette internationale). En soit, Poupoupidou s'avère être un film noir efficace, avec deux bons acteurs, et une écriture intelligent qui en fait tout son charme.


NOTE : 13.5 / 20


POUPOUPIDOU : BANDE-ANNONCE
envoyé par baryla. - Court métrage, documentaire et bande annonce.


14/01/2011
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