Cine-emotions

Largo Winch II : my name is Winch, Largo Winch.

Deux ans après le bon succès de Largo Winch au cinéma, Jérôme Salle remet le couvert pour une suite, lointainement inspiré des originaux.




Propulsé à la tête du groupe W après le décès de son père adoptif, Largo Winch décide, à la surprise générale, de le mettre en vente afin de créer une ambitieuse fondation humanitaire. Mais le jour de la signature, il se retrouve accusé de crimes contre l'humanité par un mystérieux témoin. Pour prouver son innocence, Largo devra retourner sur les traces de sa vie passée, au cœur de la jungle birmane.



Difficile de juger Largo Winch dans son ensemble comme une œuvre cinématographique tant le côté divertissement prend le dessus. Si le deuxième opus se veut plus mature puisque Largo (Tomer Sisley, ex-roi du stand up) a bien évolué d'après le réalisateur. On reprend un peu les mêmes éléments pourtant que dans le premier opus, que ce soit au niveau de la réalisation et des effets spéciaux, que du côté des acteurs, où cette fois-ci l'actrice vedette n'est autre que Sharon Stone, certes séduisante mais qui ici n'est là que pour rendre le film un peu plus bankable, surtout hors de nos frontières. Jérôme Salle (Anthony Zimmer) sait certes profiter des beaux décors, en opposant la noirceur voulue de son histoire (symbolisé par le gris de Hong-Kong) et le luxuriant paysage birman. Bien et mal sont ici clairement séparé, même si le scénario tente par des pirouettes inintéressantes à rallonger le film avec des personnages qui retournent leurs vestes quand le film en a besoin. Pourtant on connaît bien le final, mais on s'évertue à espérer des rebondissements inattendus. Salle n'arrive pas pour autant à rendre son film accrocheur, la faute à une réalisation aussi lourde que le film en soi, avec une volonté d'en mettre plein les mirettes pour cacher autre chose. Il n'offre surtout de nouveau à ce que ce genre peut apporter au cinéma. Pas plus de profondeur psychologique ni de dialogues, et ce n'est pas un discours politique qui amuse deux minutes, puis lasse le reste du temps, qui va nous faire baver.





Jean Van Hamme approuve pourtant selon les dires de Jérôme Salle cette adaptation de la bande-dessinée. Avec probablement une pointe de regret caché, on peut estimer que les choses auraient peut-être été toutes autres lorsque Serge Silberman « avait déjà acheté les droits d'adaptation de Largo Winch mais il est décédé avant d'avoir pu en faire le concurrent de la série des James Bond dont il rêvait ». Aujourd'hui, ne nous voilons pas la face, Largo Winch II est très loin de faire de l'ombre à une saga James Bond. Sûrement déjà parce qu'un fan préférerait déjà l'esprit plus original et novateur de la saga en bande-dessinée, mais également parce que le film n'arrive jamais à prendre la mesure de son instigateur. Possible que le raison se trouve dans le fait que l'on assume du côté de la production s'être inspiré de la BD mais d'une façon très lointaine, la preuve en est dans les personnages. Avec le temps, on aurait pu penser que les fans allaient passer outre pour passer un grand moment... Si ce n'est le côté divertissement un peu facile (la scène de bagarre dans les airs par exemple), il n'y a rien à retenir de Largo Winch. Ah si ! L'ultime performance de Laurent Terzieff qui amène ici un charisme qui manquait.


NOTE : 10 / 20






16/02/2011
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