Cine-emotions

La Nostra Vita : drame engagé et intimiste

Avec un acteur consacré à Cannes, La Nostra Vita s'avère être un drame bourré de bonnes idées, mais trop irrégulier.





Claudio, ouvrier dans le bâtiment, travaille sur un chantier dans la banlieue de Rome. Il est très amoureux de sa femme, enceinte de leur troisième enfant. Un drame inattendu va soudain bouleverser l'insouciance de cette vie simple et heureuse. Pour survivre, Claudio va affronter avec rage l'injustice intime et sociale qui le touche. Le soutien de sa famille, de ses amis et l'amour de ses enfants vont l'aider à réussir le pari de la vie.


Loin d'un cinéma bourgeois qui se veut droit et humoristique, jamais critique envers le pays, il y dans en Italie des cinéastes qui savent encore faire du drame, en proposant une bonne intrigue, distillant quelques bonnes idées au passage, mais qui malheureusement n'arrivent pas à en prendre toute la teneur pour offrir l'émotion attendue. Loin d'être pathos, La Nostra Vita joue la carte de l'intimité, invitant le spectateur à entre dans le cas de conscience de son personnage principal, Claudio, qui ne désire que le bonheur de sa famille, et qui va se retrouver avec deux décès apparemment diamétralement opposé sur les bras. Sans en dire trop sur l'intrigue pour préserver le côté surprise et éviter aussi de lancer le sujet de la prévisibilité qui s'en suivrait, taisons les personnages qui vont mourir. Toujours est-il que Claudio se retrouve face à des dilemmes, à la fois sur le plan professionnel où il se pousse lui-même à devenir ce qu'il n'est pas, avec toute les difficultés que cela comporte, mais aussi personnel et le bonheur du cocon familial. Le film est à la fois dramatique et personnelle, tout en étant aussi profondément sociale, en s'intéressant à une classe moyenne, ni pauvre, ni riche, celle qui semble en effet être la plus proche du spectateur. Les idées scénaristiques sont là, mettant un jour ou l'autre le personnage face à de criantes vérités, l'ennui c'est que La Nostra Vita comporte trop de longueurs (des passages qui tournent en rond sans proposer quelque chose de fond) et d'irrégularités chez les acteurs (un coup puissants, puis après surfaits) ou dans la mise en scène. Le film de Daniele Luchetti est en revanche la confirmation d'un acteur, Elio Germano (primé à Cannes l'an dernier) qui avait déjà été aperçu dans le film à succès Romanzo Criminale, et qui ressemble fortement aux types d'acteurs qui tournent chez Ken Loach.


NOTE : 13 / 20



13/04/2011
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