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Fright Night : un nouveau remake pas franchement utile

Vingt-cinq ans après Vampire, vous avez dit vampire, le remake Fright Night débarque sur nos écrans, surfant sur la mode Twilight. A défaut de grande qualité, le film de Craig Gillespie se laisse regarder.

 

 


 

 

Charlie Brewster est au top : élève de terminale parmi les plus populaires, il sort en plus avec la plus jolie fille du lycée. Il est tellement cool qu'il méprise même son meilleur pote, Ed. Mais les problèmes vont arriver avec son nouveau voisin, Jerry. Sous les dehors d'un homme charmant, il y a chez lui quelque chose qui cloche. À part Charlie, personne ne s'en rend compte, et surtout pas sa mère. Après l'avoir observé, Charlie en vient à l'inévitable conclusion que son voisin est un vampire qui s'attaque à leur quartier… Bien sûr, personne ne croit le jeune homme, qui se retrouve seul pour découvrir d'urgence un moyen de se débarrasser du monstre…

 

 

Le vampire est à la mode, et pas depuis Dracula. Désormais, c'est une nouvelle génération qui ne jure par Twilight au cinéma et True Blood ou Vampire Diaries sur le petit écran. Fright Night n'est autre que le remake film de Tom Holland, datant de 1985. Très amateur, ce film avait connu un étonnant succès à l'époque. Alors forcément ceux qui reprennent les reines de ce remake, réalisateur comme acteurs, voir scénariste, tous ont grandi avec ce film de genre. Marti Nixon (scénariste) s'est même spécialisé sur la question, lui qui a même écrit plusieurs épisodes de la fameuse série Buffy contre les vampires. La version 2011 est surtout la première à expérimenter la 3D en grand public, dans le secteur des canines longues. Le chapitre 4 de Twilight ou encore le Dracula de Dario Argento vont prendre le relai dans les mois à venir.

 

 

De Fright Night fait avec des bouts de ficelle en 1985, Craig Gillespie offre une version plus esthétisée, romancée, tout public. Il y a du rythme, un petit propos, mais beaucoup de choses très simples et caricaturales. On ressent plus l'impression que le film se destine à un public jeune (adapte de Twilight par exemple) plutôt qu'à des réels spécialistes du genre. Il suffit de regarder les maquillages ou mêmes les éclairages pour s'en convaincre. 

 

 

 

Alors Fright Night se voudrait également être un film de vampires fun, où la peur se mélange avec l'humour. Avec saveur. Sauf que de l'humour, le film de Craig Gillespie en manque cruellement. Il est grossier et facile, sans réel intérêt et prête à peine à sourire. Ce n'est ce début de casting quatre étoiles qui s'agit autour de la vedette charismatique Colin Farrell. D'ailleurs ce dernier désireux de faire des films tout aussi originaux qu'inégaux (London Boulevard, Ondine, Eyes of War) se retrouve dans la peau d'un vampire relativement séduisant. On retrouve quelques jeunes pour lui donner la réplique : Christophe Mintz-Plasse (Kick-Ass, SuperGrave), Anton Yelchin dans le rôle du lycéen beau gosse (Terminator Renaissance, Le complexe du Castor) ou encore la belle Imogen Poots (28 semaines plus tard, Chatroom).

 

Si le scénariste affirme à qui veut bien l'entendre que son Fright Night version 2011 veut être effrayant avec une place d'or pour le thriller, on peut lui dire que c'est raté. Dommage, il y avait matière à changer un peu le paysage d'un secteur vampirique mou.

 

 

NOTE : 9 / 20


 


 

 



13/09/2011
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