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Cars 2 : quand Pixar joue dans l'indifférence

Cinq ans après le premier opus de Cars, et pour les 25 ans de la maison Pixar, John Lasseter revient derrière la caméra pour signer la suite des aventures de Flash McQueen.




Flash McQueen, la star des circuits automobiles, et son fidèle compagnon Martin la dépanneuse reprennent la route pour de nouvelles aventures. Les voilà partis pour courir le tout premier Grand Prix Mondial, qui sacrera la voiture la plus rapide du monde ! Mais la route du championnat est pleine d’imprévus, de déviations et de surprises hilarantes, surtout lorsque Martin se retrouve entraîné dans une histoire comme il n’en arrive qu’à lui : une affaire d’espionnage international ! Ecartelé entre son désir d’assister Flash McQueen dans cette course particulièrement difficile et celui de mener à bien une mission d’espionnage top secrète, Martin se lance dans un voyage bourré d’action et une course-poursuite explosive sur les routes du Japon et de l’Europe, suivi par ses amis et regardé par le monde entier. Sur la route, Flash et Martin trouveront de l’action, de l’humour effréné et de tout nouveaux personnages – agents secrets, redoutables méchants et adversaires décidés sur les circuits


John Lasseter, c'est en définition un chouette type, très cool, et qui dispose d'un cercle de cinéphiles amateurs très étonnant vu le secteur où il évolue. Mais attention, si son bébé Pixar est devenu un monstre dans le secteur de l'animation, il ne fait des films qu'avec le cœur : « je ne fais pas des films pour la critique, je le fais pour vous ». Ou comment acheter le public très facilement, mais avec une part de vérité forcément indéniable vu comment l'homme se donne pour ses films. Mec cool, perfectionniste, amoureux de son job, John Lasseter transpose sa passion à l'écran, avec les gros moyens de Pixar, désormais allié à Disney (bien que la touche de ce dernier n'y apparaisse pas vraiment). Celui qui a commencé sa carrière en stagiaire chez Disney, est devenu chez Pixar une pierre centrale, dès les petites minutes du premier court Pixar Luxo Jr. Depuis, Lasseter s'est offert la plus grande saga de l'animation avec Toy Story, où il faisait l'exploit de réaliser le premier film entièrement en image de synthèse. Il se retrouve également au poste de producteur exécutif dans des Pixar de grande classe, de Montres & Cie, Le Monde de Némo, Les Indestructibles, Ratatouille, ou encore Wall-E et Là-Haut. On le retrouve également en collaboration sur La Princesse et la Grenouille ou bien Raiponce. Autant dire que Lasseter est présent partout, et que son nom est gage de grande qualité. A condition que l'on aime le style ou le résultat final. Et sur les films précédemment cités, tous ne sont pas à classer dans la partie chef d'oeuvre, loin de là.




Avec Cars 2, Pixar tente donc une suite, en espérant peut-être un effet Toy Story. En sachant que le premier opus de ce futur grand classique n'a pas été tant apprécié à sa sortie. On connait la suite. Sauf que le premier Cars n'était déjà pas bien grandiose. On retrouve l'originalité des ingrédients Pixar, et cette fois-ci c'est l'image de la voiture qui est exploitée, ralliant un peu plus le public jeune et masculin qui ne trouve pas son plaisir chez Disney. Pixar veut rassembler, au-delà d'une hypothétique féerie qui pour le coup s'absente régulièrement. On table donc sur du physique, quitte à tomber presque dans la surenchère habituelle du « tout est beau » , ce qui pousserait presque à taxer le film de superficiel. Cars 2 est clairement dès sa première scène une image parfaite de cet argument. Il y a du spectacle, du mouvement, avec un ingrédient 3D qui n'embellit pas plus la profondeur voulue. En façade, l'action risque de plaire, surtout aux plus petits, qui vont sûrement passer outre le message politique du film. Ce dernier est d'ailleurs double, ambigu, et déroute assez par rapport à ce que Pixar laisse entendre dans chacun de ses films. Un coup contre l'industrie du pétrole pollueur, puis contre les bio-carburants un poil mafieux, Cars 2 délivre des messages un peu faciles, et surtout sans grand intérêt pour l'histoire.


En somme Pixar est prévisible, même si Cars 2 se veut accessible à tous les niveaux, et un poil tiré par les pneus. Flash McQueen est un personnage toujours aussi nombriliste, Martin d'une naïveté désopilante. A cela on rajoute un film qui tombe dans la surenchère physique et un propos politique mal mis en avant.


NOTE : 10 / 20




31/07/2011
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